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Les 350 ans des Grands-Jours d’Auvergne

Les 350 ans des Grands-Jours d’Auvergne

Il y a 350 ans, se sont tenus à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) les Grands-Jours d’Auvergne. A l’époque, le Parlement de Paris était la seule instance compétente en matière de justice dans tout le royaume ; aussi, pour régler les troubles survenus en province, les magistrats devaient se déplacer et rendre la justice au nom du roi.

Les Commissaires royaux avaient alerté Colbert des exactions commises en Auvergne par les notables locaux avec la complicité de certains juges dont la charge héréditaire les protégeait ; la noblesse, loin de la Cour, prenait des libertés et édictait ses propres règles.

Le tribunal, dont la mission était de rétablir l’ordre et ramener la paix civile, était présidé par un Commissaire du roi en l’occurrence Denis Tallon, qui devint Procureur général durant les Grands-Jours. Il s’était fixé pour objectif de « Tirer le peuple de l’oppression des puissants ». Quelques années auparavant, ce magistrat avait instruit le dossier pénal du Surintendant des Finances Nicolas Fouquet.

Ce transport de justice n’allait pas seulement juger des crimes et délits commis en Auvergne, mais également juger des faits commis dans les provinces alentours : le Bourbonnais, Forez, Beaujolais, Lyonnais, Pays de Combrailles, Haute et Basse Marche et Berry. Les seize magistrats professionnels étaient, par soucis d’objectivité, étrangers à la province.

Les 350 ans des Grands-Jours d'Auvergne

Les attelages quittèrent Paris pour Clermont mi-septembre 1665, les débats s’ouvrirent le 28 septembre et se terminèrent le 30 janvier 1666.

Sur plus de 12.000 plaintes déposées, 1.360 affaires furent jugées impliquant 87 nobles.

692 condamnations furent prononcées dont 347 peines capitales.

23 condamnations à mort furent  exécutées réellement  ou en effigie, souvent suivie de la confiscation des biens et de la démolition du château.

Autre élément important à signaler, la justice rendue lors des Grands-Jours fut gratuite, sachant que sous l’Ancien Régime, il fallait payer les actes des tribunaux.

Esprit Fléchier, l’un des grands orateurs du XVIIe siècle qui faisait partie de l’escorte des magistrats, laissa des mémoires sur la tenue des Grands- Jours d’Auvergne. Il donna ses impressions sur les villes traversées, tantôt élogieuses pour Riom et les alentours de Clermont, un peu moins convaincu par la configuration de Clermont où se tiennent les audiences, qu’il juge vétuste et mal située. La description qu’il donne sur la vie provinciale de l’époque s’avère être un témoignage précieux sur la vie quotidienne dans les provinces françaises à l’époque du Roi-Soleil.

Les Grands-Jours ont fait ressortir le ressentiment des classes sociales provinciales défavorisées. Cette tribune de libre expression a également permis aux plus modestes de venir déposer contre la noblesse et d’obtenir justice. Ce fut également, pour Louis XIV, le rétablissement du pouvoir royal ; une suite et fin de l’épisode de la Fronde survenu pendant la minorité du roi.

On peut considérer que les récriminations portées à la connaissance des juges, furent le prélude aux Cahiers de doléances présentés par le Tiers Etat aux Etats Généraux de 1789 à Versailles et qui présideront aux débats prérévolutionnaires.

Les 350 ans des Grands-Jours d'Auvergne

 

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