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À l’arrière du front en Auvergne entre 1914/1918

À l’arrière du front en Auvergne entre 1914/1918

Le tocsin annonçant l’entrée en guerre de la France ayant retenti le 1er août 1914 dans les communes françaises et tous les hommes valides de 20 à 47 ans au plus ayant rejoint leur unité, il fallut organiser un « second front », celui de l’arrière.

Les usines s’impliquent dans la guerre

Ainsi, les industries  furent reconverties pour l’occasion dans l’armement ou la production de matériel militaire : à Thiers (Puy-de-Dôme), par exemple, on fabriquait des baïonnettes et des périscopes de tranchées.  Rapidement, ces dernières firent appel aux femmes pour reprendre les postes laissés vacant par les hommes.

Dans l’usine Michelin de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), les ouvrières représentaient en 1918,  1/3  des effectifs, contre 3% avant le conflit (en 1914, la manufacture employait un peu plus de 5.000 personnes). À l’entrée en guerre, 2.000 ouvriers étaient partis combattre, 1.500 autres les rejoindront dans les mois et années suivantes. L’usine Michelin, comme d’autres industries françaises, travailla pour l’armée, en l’occurrence à la fabrication du bombardier Bréguet-Michelin.

Une exposition « Michelin 1914-1918, une entreprise engagée » se tient actuellement à l’Aventure Michelin, 32 rue du Clos-Four à Clermont-Ferrand jusqu’au 31 août 2014.

Site : www.laventuremichelin.com

Chômage et pauvreté, quotidien de l’arrière

Le chômage frappa durement la société de l’arrière ; en effet, beaucoup d’industries avaient fermé pour cause de mobilisation et de non remplacement des effectifs. De même, le conflit dévorant sans cesse des ressources croissantes, de nombreuses collectes furent organisées pour soutenir l’effort de guerre ; c’est ainsi que dans le Puy-de-Dôme,  plus de 915 millions de francs furent récoltés. D’autres dons étaient directement destinés à soulager la misère des citoyens. On peut citer en exemple le député-maire de Ceyrat (Puy-de-Dôme), Jean-Baptiste Marroux, qui fut le seul parlementaire à offrir 1/3 de son indemnité aux nécessiteux, pendant toute la durée du conflit.

A Brassac-les-Mines (Puy-de-Dôme), une grève des mineurs eu lieu pour cause de pénurie de pain. Le rationnement de l’essence, la pénurie de pain et de charbon engendrèrent des périodes d’inflation. Les grèves furent cependant peu nombreuses dans la région, un accord étant rapidement trouvé par les préfets. Toutefois, une manifestation, plus politique, se produisit à Clermont-Ferrand en 1917, pour empêcher le départ d’un train de soldats en permission.

Il fallut également accueillir les réfugiés, belges notamment. 1.400 d’entre eux affluèrent à Clermont-Ferrand dès septembre 1914 et 5.000 en novembre. À noter d’ailleurs que le Domaine Royal de Randan, près de Vichy, devint durant le conflit un hôpital de guerre (exposition à découvrir jusqu’au 28 septembre).

Les femmes reconnues

Les femmes reprirent également les travaux agricoles, la France comptant à l’époque une importante  population paysanne. Sur une population totale estimée à  41.630.000 habitants en 1914, 44% (soit 18.317.200 habitants) appartenaient au monde rural, les ouvriers n’étant que 5,5 millions. Des permissions étaient accordées aux soldats pour les semailles et autres travaux des champs.

Des prisonniers de guerre et des ouvriers espagnols travaillèrent en Auvergne comme ouvriers agricoles.

La vie à l’arrière s’organisait aussi dans l’attente d’une permission du parent mobilisé ou d’une lettre donnant des nouvelles du front. Bien souvent, le courrier annonçait la mort du soldat. La situation pour les familles (pratiquement toutes concernées) relevait du stress permanent. Les premiers mois de la guerre furent  plus meurtriers que les années de conflit qui s’ensuivirent. D’août à novembre 1914, 2.000 soldats mourraient chaque jour et pour la seule journée du 22 août 1914, 27.000 français furent tués.

Le travail des femmes et leur engagement lors des quatre années de guerre contribua à leur émancipation et à la reconnaissance de leur aptitude à entreprendre. Mais il faudra encore plusieurs années pour qu’elles acquièrent une plus grande indépendance, notamment par le droit de vote accordé en avril 1944 et effectif lors des élections municipales d’avril 1945.

L’Auvergne a perdu 55.000 soldats sur les 380.000 mobilisés. Ce chiffre des tués ou disparus vint accroître le déclin démographique amorcé à la fin du XIXe siècle.

L’organisation de la société en retrait du conflit fut vitale, tant pour les civils que pour les combattants. L’intendance étant assurée, le délitement du tissu social put ainsi être évité.

Lire également : Les frères Michelin ont « bu les obstacles »

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