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Le retour de la ferrandaise

Le retour de la ferrandaise

Adaptée à  la production mixte de viande et de lait, la ferrandaise est une race bovine originaire du Puy-de-Dôme qui comptait jusqu'à  200 000 têtes dans les années 1950.

La réorientation de la politique agricole de l'après-guerre vers un modèle plus productiviste, associée à la spécialisation des productions, encouragea alors les agriculteurs à s'orienter vers des races plus productives : la limousine ou la charolaise pour la viande et la hollandaise ou la montbéliarde pour le lait.

Jean-François Ondet, actuel président de l'Association pour la sauvegarde de la race bovine ferrandaise et éleveur de ferrandaises depuis 1996, revient sur l'histoire de la sauvegarde de cette race. « Cette évolution du monde agricole, accélérée par le développement de la mécanisation des travaux dans les champs, couplée à des périodes de maladies (Brucellose et Fièvre aphteuse) a progressivement conduit au déclin de la race qui ne comptait que 180 animaux à la fin des années 1970. » C'est à cette période qu'un vaste programme de relance de races bovines en voie de disparition est lancé au niveau national, reconnaissant leur intérêt génétique compte tenu de leur capacité d'adaptation à des territoires spécifiques. La ferrandaise est ainsi décrite par Jean-François Ondet comme « une vache docile, familière, rustique, qui est adaptée aux conditions d'élevage parfois difficiles de notre territoire doté d'un relief et d'un climat parfois rude ».

Une poignée d'éleveurs passionnés a ainsi créé l'association de sauvegarde de la race en 1977. Grâce à leur travail, le troupeau ferrandais ne cesse d'augmenter pour atteindre 1 572 femelles au sein de 249 élevages en 2010 (source : Institut de l'élevage, 2010). Pour l'association, l'avenir de la race réside dans sa capacité à répondre aux attentes d'un marché de proximité, si elle est identifiée comme une production authentique et performante. Aussi, une réflexion autour d'un circuit de commercialisation, notamment en vente directe, doit être engagée pour pérenniser cette race. A l'instar de Cédric Prugne, éleveur laitier de ferrandaises à Laqueuille et fortement engagé dans l'action de sauvegarde de la race, on voit naître ces dernières années des projets d'installations, reposant souvent sur la vente directe de viande en caissettes ou de transformation laitière. En reconstituant progressivement son cheptel, il se donne une quinzaine d'années pour obtenir un troupeau d'une soixantaine de vaches laitières à 5 000 litres de moyenne annuelle. « En valorisant le lait par un circuit court, je veux contribuer à démontrer que ce modèle est aussi économiquement viable », explique-t-il.

Cet article est issu du dossier sur les races locales paru dans la Lettre du Parc des Volcans d'Auvergne n°25.

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