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Territoires / Environnement

Les volcans

Quelque 90 volcans, serrés les uns contre les autres, s’alignent aux portes de Clermont-Ferrand pour constituer la chaîne des Puys. Ils ont joué un rôle considérable dans l’émergence des idées sur les volcans, leur origine et leurs causes

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Les volcans ont façonné les constructions

Clermont-Ferrand : la cathédrale vue depuis la place de la Victoire

Partout dans le monde, les hommes utilisent et ont utilisé les matériaux rocheux qu’ils trouvaient sur place. Il n’est guère étonnant qu’en Auvergne, les habitants aient réservé une place particulière aux produits volcaniques. Le voyageur qui parcourt l’Auvergne en constate la variété. Il lui suffit parfois de se déplacer de quelques kilomètres pour que l’aspect des bâtiments change radicalement.

Les anciennes coulées de lave, en se refroidissant, présentent souvent des fracturations plus ou moins régulières. Elles ont facilité l’extraction de ces roches souvent extrêmement dures. Ainsi, la rétraction thermique des basaltes conduit-elle à la formation d’orgues basaltiques, la roche se débitant en prismes polygonaux jointifs. En bordure de ces coulées, des sites d’extraction, parfois utilisés dès le Moyen Âge, témoignent de l’intérêt constant de l’homme pour ces matériaux. Les prismes ont été utilisés pour la construction de murs. Ailleurs, des carrières ont été ouvertes, pour l’extraction de roches relativement faciles à tailler. Certaines ont acquis une célébrité régionale : ainsi la « pierre de Bouzentès », dans le Cantal, qui se retrouve dans de nombreux édifices, comme la cathédrale de Saint-Flour. La réputation de la très célèbre « pierre de Volvic » a largement dépassé le cadre régional. Cette lave sombre a été utilisée depuis 1 000 ans pour bâtir les anciennes cités de Riom ou de Clermont, en particulier la cathédrale qui domine cette dernière. Son « inertie » et sa résistance aux attaques par des acides en ont fait un matériau de choix pour construire des tables d’orientation dans de nombreux pays, ou les paillasses de laboratoires chimiques.

D’autres roches volcaniques (phonolites) se débitent aisément en dalles plates appelées « lauzes ». Ces lauzes ont servi pour la couverture des toits, malgré leur poids considérable qui obligeait à concevoir des charpentes très robustes. Elles partagent cette faculté de donner naissance à des pierres plates avec les micaschistes et les schistes, qui prennent le relais des phonolites dans plusieurs territoires auvergnats pour couvrir les toits.

Pour obtenir des blocs réguliers, ou pour des sculptures, le choix s’est porté sur des matériaux volcaniques plus tendres et faciles à tailler, comme les trachytes. Les ruines du temple romain dédié à Mercure, visibles au sommet du puy de Dôme, montrent que ces exploitations étaient déjà actives dans l’Antiquité. À l’époque mérovingienne, des roches similaires étaient utilisées pour la confection de sarcophages.

Diversité des styles architecturaux, reflet de la géologie locale

Les roches volcaniques ont toujours été très exploitées, mais c'est à l'époque romane que les bâtisseurs ont porté à leur sommet l’art de les « marier » avec d’autres types de roches de texture et de couleur différentes. Associée aux arkoses blondes de Montpeyroux, omniprésentes dans les murs, la « pierre de Volvic », beaucoup plus sombre, soulignait les principaux éléments architecturaux, apportant des contrastes dans les décors géométriques des façades ou des tympans. Chaque territoire utilisait ainsi des roches spécifiques, chacune donnant un « cachet » typique aux œuvres architecturales du secteur.

Cette utilisation des matériaux locaux explique le contraste entre les villages austères de montagne et les bourgs presque méridionaux des Limagnes.

Ce rapide tour d’horizon de quelques utilisations des matériaux naturels par l’homme impose de signaler, parmi d’autres, deux activités économiques dérivées :

  • Les roches volcaniques concassées, en raison de leur excellente résistance mécanique, sont des composants recherchés pour l’empierrement des routes ou pour le ballastage des voies de chemins de fer.
  • Les scories volcaniques, projections dont l’accumulation constitue les cônes de scories, sont encore exploitées comme matériau de construction. Leurs caractéristiques, en particulier comme isolants thermiques et phoniques, en font des matériaux de choix pour fabriquer des parpaings. On peut d’ailleurs signaler que ces « pouzzolanes d’Auvergne » ont été massivement utilisées après la Seconde Guerre Mondiale pour permettre la reconstruction des villes de Normandie ou de Nord de la France, dévastées par les bombardements.

Ainsi, la très grande variété des roches et des paysages d’Auvergne se retrouve-t-elle dans la diversité des styles architecturaux, reflet précis de la géologie locale, même si avec le développement des moyens de transport, ce caractère s’estompe, sinon disparaît, dans les constructions récentes…

Article rédigé par l'équipe de Vulcania, premier parc européen du volcanisme

 

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