Sélectionnez l'arrière-plan du site

Menu
Loisirs

Tourisme et patrimoine

L'Auvergne, une destination touristique incontournable

La Région et Moi

  1. Saisissez votre code postal,
    puis sélectionnez votre ville dans la liste :


    Étendre à :
  2. Choisissez votre profil :

Printemps 1944, l’Histoire s’écrit au Mont-Mouchet

Printemps 1944, l’Histoire s’écrit au Mont-Mouchet

Une page de l’Histoire de France a été écrite au Mont-Mouchet, il y a 70 ans.

Depuis 1943 les maquis montaient en puissance, alimentés par les réfractaires au Service du travail obligatoire, le STO… La répression contre la Résistance auvergnate est impitoyable, menée par la police allemande appuyée par la Milice. Au cœur de la forêt de la Margeride, à 1335 mètres d’altitude, s’établit à partir du 20 mai 1944 l’un des cinq grands maquis de France, rassemblement de combattants venus de l’Auvergne et de bien au-delà, en lutte contre l’armée d’occupation nazie.
 
Le chef de l’Armée Secrète, Emile Coulaudon, Colonel Gaspard, et son état-major comptent ainsi mettre les volontaires à l’abri en attendant le Débarquement, initialement prévu mi-mai 44 mais remis à juin en raison des conditions météo. Venus de Clermont-Ferrand ou du Cantal, des hommes se regroupent ici, aux confins de la Haute-Loire, de la Lozère et du Cantal. A la fin mai, ils sont 2 700 combattants qu’il faut nourrir et entraîner. Le site est stratégique, entouré par des axes routiers, depuis lesquels on harcèle les occupants. Les maquisards sont installés dans des camps répartis sur une quinzaine de km2. Ils sont aidés par les paysans du secteur, qui parfois doivent les « supporter ».

Des combats meurtriers

Grâce à deux missions interalliées présentes, Benjoin et Freelance, des parachutages nombreux alimentent le Maquis en armes, en particulier individuelles. Les hommes pourraient avoir reçu quelque 3 000 fusils et mitraillettes, 150 fusils mitrailleurs, près de 4 000 grenades, mais aussi des mitrailleuses, armes dont beaucoup méconnaissent le maniement. Du 2 au 12 juin, les maquisards sont mis en difficulté par des attaques allemandes, terrestres et aériennes. On estime que 250 personnes, dont des civils, y ont laissé la vie.
 
Les maquisards épargnés se replient un premier temps vers la Truyère, dont des combats meurtriers les délogent le 20 juin. Ils se dispersent puis, regroupés en compagnies, continuent la guérilla contre l’occupant jusqu’à la Libération de l’Auvergne aux premiers jours de septembre 44. Certains s’engageront dans l’armée Delattre et poursuivront la guerre jusqu’au 8 mai 1945.

Ajouter à mes favoris

Médiathèque de la Région Auvergne

Vos démarches en ligne

Auvergne - Conseil Régional d'Auvergne - Télécharger le logo de la Région - Plan du site - Mentions légales - Index de recherche