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La Région et Moi

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Ambert, cité papetière

Ambert, commune de 6.860 habitants, est située dans le Livradois (Puy-de-Dôme). Un village existait dès le Xe siècle et se développa autour d’un château doté d’un prieuré clunisien, d’un centre paroissial et d’un quartier marchand.

Au Moyen-Age, Ambert, possession de la famille de Baffie, se vit accorder par une charte en 1239, des privilèges très libéraux comme l’exemption de la taille, l’élection par les habitants de 4 consuls pour la garde des portes et l’administration de la ville et une liberté d’exercer le commerce. 

La vile s’étant fortement développée, le roi Charles VII autorisa en 1439, la construction d’une nouvelle enceinte. 

Les conditions d’emplacement de la cité avec ses nombreux cours d’eaux, favorisa le développement de l’industrie papetière dès le XIIe siècle selon l’histoire locale mais assurément dans le dernier quart du XIVe siècle. Ambert et les communes avoisinantes comptaient 23 papeteries en 1811. 

A 3 kilomètres d’Ambert, on peut visiter le Moulin Richard de Bas, musée historique du papier, dont certains bâtiments remontent au XVe siècle. Le Moulin est classé à l’inventaire des Monuments Historiques et témoigne du passé florissant de l’artisanat papetier du bassin d’Ambert. 

Ambert subit les affres des guerres de religion et fut assiégée et pillée plusieurs fois durant le XVIe siècle. C’est ainsi que la ville fut envahie en 1577 par des Huguenots, commandés par le capitaine Merle. S’ensuivirent des pillages et massacres. La ville fut ensuite reprise par les catholiques, après d’autres sièges et exactions commises à l’encontre des populations. 

Des aménagements importants eurent lieu au XVIIIe siècle avec la construction d’un hôpital et d’un pont sur la Dore, la démolition des murailles qui firent place à un boulevard. D’autres aménagements furent entrepris au XIXe siècle comme la construction de la halle circulaire en 1820. 

En 1880, l’industrie est florissante avec 17 papeteries employant 110 ouvriers et 25 fabriques de sabots comptant 400 ouvriers, une usine de moulinage de soie avec 11 ouvriers et de nombreux travailleurs à domicile versés dans la dentelle, la passementerie ou la fabrication de chapelets. 

La ville est devenue sous-préfecture en 1801. Une anecdote historique : l’écrivain Théophile Gautier rendit visite à son fils nommé sous-préfet d’Ambert en 1867. Parti de Clermont-Ferrand, il atteignit la sous-préfecture après 9 heures de diligence. Dans une correspondance à sa famille, l’auteur du Capitaine Fracasse fait l’éloge des paysages traversés lors de son voyage. 

Parmi les personnages célèbres originaires d’Ambert, on citera le compositeur Emmanuel Chabrier (1841-1894), l’écrivain Henri Pourrat (1887-1959), auteur de Gaspard des Montagnes. Le romancier Alexandre Vialatte (1901-1971), bien que né en Haute-Vienne fit toute sa scolarité à Ambert d’où était originaire sa famille. 

Ambert dans le Puy-de-Dôme

Les principaux monuments à voir dans la ville

  • L’ancienne halle aux grains en forme de rotonde, devenue l’hôtel de Ville. 
  • L’ancien Palais de justice, construit en 1840 sur les plans de l’architecte Louis-Charles Ledru, avec une fontaine monumentale décorant les allées, ainsi qu’un monument dédié à Henri Pourrat. 
  • L’église Saint-Jean, construite en 1470. 
  • Des maisons à pans de bois Place des Minimes et d’anciens hôtels particuliers. 
  • L’ancien couvent de l’ordre des Récollets bâti en 1619, devenu hospice puis hôpital. 
  • Le brigand et contrebandier Louis Mandrin fit une apparition à Ambert le 12 octobre 1754 ; une maison, la Tour de Mandrin nous rappelle son passage. 

Le cinéma à Ambert 

Le film d’Yves Robert « Les Copains » (1965), tiré du roman éponyme de Jules Romains (1913), fut en partie tourné à Ambert. Sur une chanson de Georges Brassens « Les copains d’abord », Philippe Noiret, Pierre Mondy, Claude Rich et Michaël Lonsdale se partagent l’affiche de ce long-métrage. Le roman initial faisait se dérouler l’action dans deux sous-préfectures du Puy-de-Dôme : Ambert et Issoire. 

Informations complémentaires

Lire également :

© Jean-Michel Périn, Région Auvergne - Inventaire général du Patrimoine culturel, ADAGP, 2013

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