Sélectionnez l'arrière-plan du site

Menu

La Région et Moi

  1. Saisissez votre code postal,
    puis sélectionnez votre ville dans la liste :


    Étendre à :
  2. Choisissez votre profil :

Corent, capitale des Arvernes

Corent se trouve près de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Ce bourg de 695 habitants n’est pas seulement célèbre pour ses vins de Côtes d’Auvergne. En effet, depuis les fouilles et découvertes successives, Corent est devenu un haut lieu de l’archéologie.

Le village actuel, situé au pied d’une falaise basaltique, se développa au haut Moyen Age. Son église remonte au XIIe siècle et a été plusieurs fois restaurée. La paroisse initiale dépendait de celle d’Authezat. A la Révolution, Corent est rattaché aux Martres-de-Veyre, pour devenir commune autonome en 1875.

Depuis le XIXe siècle des objets (tessons de céramique, outils…) avaient été découverts au gré des travaux agricoles. Les fouilles archéologiques entreprises en 1856, révèleront la présence d’habitants sur le plateau de Corent dès le paléolithique.

Corent, capitale des Arvernes

Des découvertes régulières

En 1969, un chantier en vue de l’exploitation  d’une carrière de pouzzolane, a mis à jour une fosse funéraire du néolithique (3.000 ans av. J.-C.), contenant 44 squelettes. Depuis, les fouilles n’ont pas cessé sur le plateau de Corent.

En 2001, les fouilles ont permis d’exhumer un sanctuaire de terre et de bois daté d’entre 150 et 50 av. J.-C. (fin de l’Age de fer) qui fut remplacé à l’époque romaine par un autre sanctuaire.

En 2007-2008, une taverne gauloise de 18 mètres de long et 2 mètres de large refait surface. Sous le plancher du débit de boisson arverne, est dégagée une cave où sont disséminés 22.000 tessons d’amphores. La cave pouvaient stocker 200 amphores de 25 litres chacune. D’après les estampilles, le vin provenait de la côte tyrrhénienne (Italie).

En 2009, des travaux d’aménagement du mur délimitant l’aménagement , ont permis de mettre au jour des vestiges exceptionnels : armes de fer, une partie d’enseigne-sanglier en bronze typique de l’art celtique de la fin de l’Age de Fer, une cotte de mailles en fer, les restes d’un trophée militaire.

Les différentes fouilles archéologiques ont livré, à travers les vestiges, des informations précieuses sur la vie quotidienne des Gaulois, précédemment relatée dans les textes antiques.

En septembre 2011, Matthieu Poux, professeur d’archéologie à l’Université Lyon II, qui a en charge depuis 2001 la direction des fouilles entreprises sur l’oppidum et son équipe, ont découvert un petit théâtre de l’époque romaine  du début du 1er siècle – fin du IIe siècle ap. J.-C. Sous la scène, a été dégagé un hémicycle d’avant la conquête romaine (II et Ier siècle av. J.-C), qui aurait servi de local à des assemblées politiques.

Les agencements successifs ont permis une ouverture à la visite en accès libre au début 2011. Le Conseil Départemental du Puy-de-Dôme a financé les fouilles et l’aménagement du site. La valorisation de ce théâtre et du site dans son ensemble, grâce notamment aux reconstructions virtuelles et aux totems signalétiques, permet désormais aux visiteurs de s’orienter plus facilement sur l’oppidum. Ces agencements intervenus depuis une quinzaine d’années sur les 50 hectares du plateau Arverne, donnent une vue d’ensemble de l’antique Corent. D’autres aménagements seront entrepris au gré des découvertes.

Corent, capitale des Arvernes

Une civilisation avancée

En août 2015, une découverte exceptionnelle a révélé un grenier à récoltes datant de l’Age de Fer. Un millier de silos à grain a ainsi été trouvé; la plus grande concentration de réserves céréalières de l’époque celte jamais exhumée.

D’après les premières explorations, les scientifiques estiment de 600 à 1.500 silos, le total des réserves réparties sur le site. Chaque silo pouvait contenir jusqu’à 1.500 kg de céréales. La datation finale au carbone 14, permettra de situer plus précisément la construction de ces réserves et d’en expliquer leur utilisation (alimentation de la population de Corent, réserves en vue d’un siège…). Il est cependant attesté que ces silos n’étaient plus utilisés à l’époque romaine.

Ces fosses étaient très sophistiquées, elles étaient fermées hermétiquement, leur contenu pouvant ainsi être conservé pendant plusieurs mois, voire des années. Avant d’être réutilisés, les silos étaient stérilisés avec du charbon de bois, comme le laisse à penser les restes du combustible retrouvés près des réservoirs.

Cette découverte majeure est due aux investigations menée par le laboratoire de géographie physique et environnementale Géoloab (CNRS – Université Blaise-Pascal / Université de Limoges) qui prospectait la zone pour restituer l’histoire sédimentaire du lac,  présent jadis sur le plateau et au financement de la Région Auvergne à hauteur de 4.000 € via le LUERN (Laboratoire Universitaire d’Enseignement et de Recherche en Archéologie Nationale). Site : www.luern.fr  et de l’Université de Lyon II.

Ces découvertes archéologiques prouvent que l’Auvergne est une réserve inépuisable de vestiges arvernes et gallo-romains, attestant d’une concentration de population importante et d’une société très structurée. En témoignent les fouilles effectuées sur le site de Saint-Paulien (Haute-Loire) à l’été 2014, qui ont mise au jour un habitat enfoui, ou sur celui de Gergovie où la campagne de fouilles 2015 a révélé la présence d’aménagements publics…

L’oppidum de Corent avec les oppida de Gondole et de Gergovie, sont les trois les plus importants sites du département de l’époque du second âge de du fer (La Tène) qui se situe entre 450 – 25  av. J.-C.

L’oppidum de Corent est aujourd’hui considéré comme la capitale des Arvernes au 1er siècle av. J.-C.

Liens complémentaires :

Lire également :

Vos démarches en ligne

Médiathèque de la Région Auvergne

Auvergne - Conseil Régional d'Auvergne - Télécharger le logo de la Région - Plan du site - Mentions légales - Index de recherche