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La Région et Moi

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Issoire, la ville d’Austremoine

On connait mal les origines d’Issoire (Puy-de-Dôme) qui se serait appelée Iciodore, toponyme d’origine celtique.

Le VIe siècle apportera une lumière sur l’histoire de la ville. L’historien de l’église Grégoire de Tours, révèle l’existence d’une cité dotée d’une église qui abriterait les restes de Saint-Austremoine, l’évangélisateur de l’Auvergne. Cela prouve aussi qu’Issoire était  le siège d’une paroisse, circonscription territoriale de base avant la Révolution.

Nommée par l’historien Ysiodorum, une présence gallo-romaine importante est attestée lors de fouilles archéologiques en 1780, qui exhumèrent des monnaies gauloises et romaines, ainsi que des urnes et vases funéraires.

Après les invasions normandes du IXe siècle, le chef de guerre Gilbert  fonde en 938, une abbaye dédiée à Saint-Pierre et Saint-Austremoine. Par la suite,  une enceinte primitive fut construite au Xe ou XIe siècle.  D’autres remparts seront élevés au XVe siècle, qui correspondent aux boulevards extérieurs actuels. Au XIIe siècle est érigée l’église romane dédiée à Saint-Austremoine.

En 1270, Alphonse de Poitiers, Comte d’Auvergne et frère du roi Saint-Louis, autorisa la ville d’Issoire  de s’ériger en commune, ce qui conférait à la cité une certaine liberté d’organisation administrative, notamment celle d’élire des consuls.

Issoire fit partie des « Treize bonnes villes » de Basse-Auvergne, statut qui, en 1304, lui octroyait le droit d’envoyer des représentants aux Etats Provinciaux aptes à voter l’impôt. En outre, les « Bonnes villes »  faisaient fonction de chef-lieu.

Issoire connait la prospérité au XVe siècle. En 1471, Louis XI accorde à la ville le droit de tenir trois foires annuelles.

Les Guerres de Religion n’épargnèrent pas Issoire qui fut pillée par les gens d’armes du capitaine protestant Merle. En 1577, le duc d’Anjou, frère d’Henri III, assiégea la ville et à son tour la pilla. D’autres exactions furent commises jusqu’à la fin du XVIe siècle.

L’implantation de nouvelles communautés religieuses au XVIIe siècle contribua à l’édification de nouveaux bâtiments comme un couvent de Capucins en 1608, dont il reste des vestiges dans la partie ancienne de l’hôpital actuel.

Le XVIIIe siècle voit la disparition des fortifications, ce qui permit d’engager une restructuration du réseau  de communications.

La ville ne fut pas spécialement marquée par la Révolution Française, par rapport à d’autres villes françaises.

Au XIXe siècle et l’avènement de l’ère industrielle, est construite, de 1816 à 1816, la Halle aux grains, transformée plus tard en salle des fêtes. L’arrivée du chemin de fer en 1855 coïncide avec  la construction de la gare.

Un tissu industriel développé

Des industries de pointe ont contribué au développement de la ville. C’est ainsi que Constellium a inauguré en 2013 une fonderie de nouvelle génération. Unique au monde, l’usine d’Issoire est spécialisée dans la production d’alliage aluminium à basse densité (alliage aluminium - lithium Airware®).

La dynamique économique vient aussi de l’industrie aéronautique avec le groupe Rexiaa, créé en 1986 et qui regroupent 8 entreprises dont 6 en Auvergne, dont Issoire Aviation. Rexiaa est spécialisé dans les matériaux composites pour l’aéronautique et les transports.

Les aciéries Fortech Aubert & Duval sont présentes à Issoire depuis l’an 2000…Des entreprises de haut niveau, propices à attirer de nouvelles enseignes.

Issoire dans le Puy-de-Dôme

Une balade culturelle dans une ambiance moyenâgeuse

L’abbatiale Saint-Austremoine aux peintures polychromes du XIXe siècle, possède une crypte qui abrite une châsse du XIIIe siècle. L’abbatiale représente un chef d’œuvre de l’art roman de Basse-Auvergne avec, ce qui est rare, un cycle zodiacal sculpté sur son chevet. L’abbaye est classé Monument Historique depuis 1832.

Le Centre d’art roman Georges-Duby attenant à l’abbaye, renferme les vestiges de l’ancienne abbaye bénédictine. Le centre a pour mission de valoriser le patrimoine roman au travers d’expositions. Un centre de recherche et de documentation est mis à disposition du public. Tél. : 04.73.89.56.04.

La Tour de l’Horloge aurait été construite au XVe siècle sur commande d’Austremoine Bohier et de son frère Antoine. Personnage éminent originaire d’Issoire, Austremoine Bohier fut secrétaire de Charles VII puis de Louis XI. Son fils Thomas fut au service des rois Louis XI, Charles VIII, Louis XII et François 1er. Thomas Bohier, fils d’Austremoine Bohier,  devint propriétaire de plusieurs châteaux, dont celui de Saint-Cirgues (Puy-de-Dôme) qu’il rebâtit en partie et du célèbre château de Chenonceau dont il assura la reconstruction.

La Halle aux Grains, construite au XIXe siècle, aujourd’hui salle des fêtes et d’expositions thématiques. Tél. : 04.73.89.12.38.

Les ruelles de la vieille ville compléteront ce cheminement culturel qui pourra trouver une extension par la visite des châteaux  de Parentignat, de Busséol ou du village de Montpeyroux, classé parmi les Plus Beaux Villages de France.

Plus d’informations sur : www.issoire.fr (la fondation de l'abbaye de Saint-Austremoine)

 

Lire également :

Photographie : (vue de l’église St-Austremoine) Choplain Roger, Maston Rolland, Région Auvergne – Inventaire général du Patrimoine culturel, ADAGP, 1995
(Intérieur de l'église d'Issoire) Comité Régional de Développement Touristique d'Auvergne et Joël Damase

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