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La Région et Moi

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Saint-Nectaire, ville au trésor

Le bourg actuel de 726 habitants (données Insee 2012) situé dans le Puy-de-Dôme, est composé de deux localités : Saint-Nectaire-le-Haut et Saint-Nectaire-le-Bas.

Dès la préhistoire, le site était densément peuplé ; en témoigne les recherches archéologiques et les dolmens et menhirs alentours. Prosper Mérimée, nommé par Adolphe Thiers en 1834 inspecteur général des Monuments Historiques et des Antiquités Nationales, a donné une description du dolmen en granit du Mont Cornadore, butte où furent construits le village et plus tard l’église.

Paradoxalement, l’époque romaine n’a pas laissé de traces importantes.

La seigneurie de Saint-Nectaire remonte au XIIe siècle. Elle fut vendue au début du XVIIIe siècle à Philippe de Crusol. Son fils la vendit à son tour en 1775 à l’évêque de Clermont, François-Marie Le Maistre de La Garlaye. A la mort de celui-ci, le bourg fut de nouveau vendu à un officier, Michel Guérin.

Du Moyen-Age au XVIIIe siècle, les historiens ne disposent que de peu d’archives sur l’histoire de Saint-Nectaire.

A la Révolution, le prieuré tomba en ruines et le château fut pillé et incendié. Il sera rasé définitivement en 1827. Quant à l’église, elle fut également mise à sac, ses tours et son clocher abattus. Les objets d’art furent soustraits aux révolutionnaires grâce à Donat Dubois, le maire de l’époque.

Sous le Premier Empire, on s’intéressa aux eaux minérales qui donnèrent naissance, dans les années 1810, à une ébauche de la future station thermale. Les sources d’eaux médicinales se partagent entre Saint-Nectaire-le-Haut et Saint-Nectaire-le Bas, ce qui donna naissance à deux stations thermales. Vers 1840, la station pris corps et apparut un établissement thermal suivi d’un hôtel.

Des sources furent successivement découvertes en 1824 et 1827, notamment la source d’eau chaude aux propriétés curatives. En effet, les eaux de Saint-Nectaire étaient célèbres pour soigner les rhumatismes, les maladies de peaux, les névralgies… Plus tard, seront traitées les maladies rénales.

Au début du XXe siècle, Saint-Nectaire se transforma, surtout la ville basse, avec la construction de nouveaux hôtels et l’apparition d’un casino en 1910. La captation de la source des Granges vint alimenter la station thermale. Une usine hydroélectrique fut même installée pour alimenter les hôtels en électricité ; un argument de poids dans les publicités de l’époque pour attirer les curistes.

Le thermalisme se ralenti pendant le premier conflit mondial et déclina lors du second. Les thermes fonctionnent toujours et proposent des séjours de thalassothérapie.

Si la désaffection du thermalisme a ralenti l’activité du bourg, Saint-Nectaire n’en demeure pas moins une ville d’art renfermant un « trésor » de premier ordre. Les visiteurs seront d’ailleurs agréablement surpris par leur tour de ville.

En 1880, six établissements pratiquaient l’industrie de la pétrification. Cette eau incrustante, chargée en carbonate de chaux, « pétrifiait » des objets à vocation décorative. Les fontaines pétrifiantes sont devenues une attraction touristique.

Grottes des fontaines pétrifiantes de Saint-Nectaire
Grottes des fontaines pétrifiantes

Cependant, le point d’orgue de la visite reste le chef-d’œuvre de l’art roman que représente l’église de Saint-Nectaire. Perchée sur le Mont Cornadore qui aurait été le lieu d’un culte gallo-romain, cet édifice est dédié au futur Saint-Nectaire, d’origine grecque, envoyé au IVe siècle, en mission aux côtés d’Austremoine, le premier évêque d’Auvergne en charge de l’évangélisation  des arvernes.

Les tombeaux de Saint-Nectaire et de ses compagnons donnèrent lieu à un pèlerinage qui contribua au développement du bourg. L’église romane fut édifiée pour accueillir le tombeau du saint. D’après des données archéologiques, les travaux de construction auraient débuté autour de l’an 1100 et seraient dus aux moines de la Chaise-Dieu (Haute-Loire). L’édification se serait terminée dans la première moitié du XIIe siècle. Des documents attestent qu’entre 1146 et 1178, les moines auraient reçus du Comte d’Auvergne les terres de Saint-Nectaire et y auraient établis un prieuré.

Construite en roche volcanique sur 38 mètres de long sur 11 mètres de large, l’édifice, restauré au XIXe siècle, est célèbre pour ses décors sculptés. Cent-trois chapiteaux à feuillages ou à motifs figuratifs en font un monument exceptionnel. Cependant, c’est le trésor qui a contribué à la célébrité du site. Il est composé du buste reliquaire (XIIe siècle) en cuivre de Saint-Baudime, compagnon de Saint-Nectaire, également du XIIe siècle, deux plats de reliure en cuivre doré, ciselé et émaillé, une statue d’une vierge en majesté en bois marouflé polychrome et doré, ainsi que le bras reliquaire en argent de Saint-Nectaire, datant probablement du XVe siècle.

Dressée sur le mont Cornadore, l'église de Saint-Nectaire domine le site tout entier
Dressée sur le mont Cornadore, l'église de Saint-Nectaire domine le site tout entier

D’autres monuments éveilleront la curiosité des visiteurs. La Villa Russe, construite vers 1890. Son premier propriétaire fut le Prince Orloff. Un numéro du Moniteur d’Issoire en date du 08 septembre 1897 relate, dans un article « Russie et Auvergne », la visite du Prince dans deux villes thermales du Puy-de-Dôme : Châtelguyon et Saint-Nectaire.

Les Grands Hôtels tels que l’Hôtel du Parc, reconverti en appartements et le Grand Hôtel « les Bains Romains ».

Le bâtiment des Grands Thermes, devenu l’Office de Tourisme depuis 1993.

Les Grottes de Cornadore, anciens thermes romains alimentés par une source d’eau ferreuse et une source d’eau salée.

Des visites guidées à la découverte du patrimoine thermal sont organisées pendant l’été.

Saint-Nectaire est situé dans l’environnement protégé du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne, lieu idéal pour prolonger la visite.

Saint-Nectaire est classé Site remarquable du goût grâce à son fromage AOP depuis 1964, le Saint-Nectaire, introduit à la cour de Louis XIV par le Maréchal de France Henri de Sennecterre. La fabrication de ce produit local peut-être découverte lors d’une visite  à la Maison du Fromage. Tél. : 04.73.88.57.96.

Pour plus d’informations sur Saint-Nectaire :

Lire également :

Photographies :
© Christian Parisey, Région Auvergne - Inventaire général du Patrimoine culturel, ADAGP, 2008
(couverture)
© Comité Régional de Développement Touristique d'Auvergne et Sébastien Gonon (Église de Saint-Nectaire sur le mont Cornadore)
©  www.fontaines-petrifiantes.fr et Jacques-Henri Bayle (Grottes des fontaines pétrifiantes)

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