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Thierry Courtadon

Le sculpteur Thierry Courtadon a fait de la pierre de Volvic son alter ego minéral, la partenaire d’un jeu très élaboré basé sur un rapport de force négocié inlassablement entre la matière vivante et l’homme. Sa fidélité sans faille à cette pierre lui donne le privilège de la ciseler, de la denteler, de la faire mouvement ou parchemin, selon ses désirs. À travers elle se tisse le lien entre le sculpteur et sa région, comme aucune autre pierre ne le ferait.

Un climat « qui pique »

J’aime les contrastes de l’Auvergne. Contrastes de lumière, d’odeur… Et aussi les contrastes de sa météo. Je vis et travaille avec le soleil. Dans la journée, je change d’emplacement pour savoir où il va donner, pour trouver le rayon qui va venir réchauffer la nuque. Car je travaille très souvent dans le froid. Les sensations de froid sont agréables ici. Ce froid qui pique et te rend vivant, c’est ce qui crée l’identité de cette région, c’est à l’image de ce que j’aime et de ce que je suis.

Mon parcours du dimanche, entre Montfermy et Pontgibaud

La nature est belle partout dès l’instant où elle s’apprécie dans la solitude et le silence. Je ne me lasse pas de ma promenade à vélo du dimanche matin entre Montfermy et Pontgibaud. Je ne fais aucun bruit, je ressens et vois des choses qu’on ne voit pas quand on circule en voiture : selon la saison, la rosée sur les toiles d’araignée, la cascade, les girolles sur le bas-côté à l’automne… Je connais le moindre gravillon de cette route, ma route, qui pourrait aussi bien se situer en Bourgogne ou en Alsace.

Les gens, leur regard, leur fierté

J’aime de plus en plus les gens. Une soixantaine de personnes de Volvic ont fait le voyage à Paris pour voir mon expo. C’était pour certains la première fois qu’ils montaient à la capitale. Douze heures de bus pour une heure trente de visite… De les voir fiers, heureux, si gentils vis-à-vis de moi, j’étais au spectacle, heureux moi aussi. Je me sentais le gamin du village, à la fois protégé par leur regard et là pour les faire rêver. Si j’étais sculpteur à Paris, ce lien entre ma matière et ma région n’existerait pas.

Thierry Courtadon

La pierre vivante de Volvic

Jamais je ne dis que j’aime la pierre de Volvic. Car c’est au-delà de ça. Je lui donne beaucoup, mais ce qu’elle me rend est énorme. Le rapport de force que j’ai établi avec elle est assez génial. Elle me joue des tours, me surprend… elle casse. C’est un matériau vivant. Ma sculpture donne l’impression que je maîtrise cette pierre, qu’elle ne me résiste pas, alors que je lutte énormément avec elle. Je ne montre que quand j’ai gagné, mais je perds aussi. Elle est plus forte que moi. Je ne veux pas tailler une autre pierre qu’elle. Je veux lui être fidèle.

L’actualité de Thierry Courtadon

Thierry Courtadon a installé une vingtaine de ses œuvres en pierre de Volvic dans les jardins du Palais-Royal à Paris. L’exposition intitulée « Une pierre dans mon jardin » est prévue jusqu’au 23 novembre 2015, et s’inscrit dans le cadre du soutien à la candidature de la Chaîne des Puys-Faille de Limagne au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Site : www.ateliercourtadon.com

Photo : Jodie Way

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