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Zinedine Soualem

Après une enfance thiernoise et une jeunesse joyeuse passée sur les bancs de la fac de Lettres de Clermont-Ferrand, Zinedine Soualem a rejoint Paris en 1980 pour y commencer une carrière de comédien. Remarqué par Patrice Chéreau, formé au Théâtre du Soleil, révélé par Cédric Klapisch, il se partage entre théâtre et tournages, sans rompre le lien avec son passé de Bitord.

Le goût de l’enfance

Je suis né en Auvergne, à Thiers. Je n’ai que des bons souvenirs de cette région où j’ai vécu jusqu’à l’âge de 23 ans et j’y ai gardé des amitiés solides, même si je suis parti depuis longtemps. Mon père travaillait comme polisseur dans la coutellerie. Les entreprises travaillaient à plein. On était dans les Trente Glorieuses, nos parents nous épargnaient les soucis…

Avoir une enfance heureuse ne dépend pas du lieu où l’on naît. J’aime l’idée d’être né en province, en Auvergne, dans une très belle région. Si un jour, je dois repartir quelque part, je ne choisirai pas le sud. La douceur méditerranéenne m’embêterait un peu… Je retournerai en Auvergne, pour la qualité de vie, pour le paysage, pour les gens, entiers, vrais, pour les montagnes, pour son climat tempéré, contrasté, chaud l’été, frais l’hiver.

La nature à disposition

J’aime la végétation en Auvergne. La plaine de la Limagne, les volcans ou les Bois noirs, au-dessus de Thiers. Quand j’étais étudiant, avec mes copains, on prenait une voiture la nuit et on montait en haut du puy de Dôme, ou bien on descendait dans les volcans, le Pariou, le puy de la Vache… Je me rappelle aussi des baignades avec mes potes nus dans le gour de Tazenat. Les gendarmes venaient, nous demandaient de nous rhabiller, et quand ils étaient partis, on se déshabillait à nouveau.

Premiers pas dans le cinéma

En 1978, j’appartenais au cinéclub de la fac de lettres. C’est comme ça que j’ai participé à la création du festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand. Au début, c’était juste sur un week-end, on faisait venir quelques réalisateurs et on organisait des projections et des débats. C’était très bon enfant. Antoine Lopez et Georges Bollon hébergeaient les professionnels invités. L’année d’après, on a prolongé le festival d’un jour ou deux, on a pu bientôt loger les réalisateurs, ça a pris rapidement de l’ampleur. Mais pendant plusieurs années, dès que j’étais libre, je revenais voir mes amis à l’occasion du festival. J’étais fier qu’ils l’aient créé.

Thiers, Le Monaco et ses pentes

Mon meilleur ami Nabil Bounechada, responsable du cinéma Le Monaco de Thiers, fait un vrai travail de programmateur et pas seulement de commerçant. C’est moi qui l’ai amené au cinéma, en lui présentant les gens du festival du Court Métrage. Lorsque je tourne dans un film où je tiens un rôle important, il organise une rencontre avec le public.

Quand je reviens à Thiers où mes parents habitent toujours, j’aime marcher dans les rues un peu désertes. Enfant, j’habitais plutôt dans le bas, rue Gambetta, et j’allais au collège Audembron. Je n’ai jamais calculé la montée et la descente que cela représentait de faire l’aller et retour deux fois par jour. Aujourd’hui, je suis entraîné à grimper. Quand je me retrouve ailleurs, face à une belle pente, je me dis « Ça, je connais ! »

Thiers dans le Puy-de-Dôme
Thiers © Jean-Michel Périn, Région Auvergne - Inventaire général du Patrimoine culturel, ADAGP, 2011

L’actualité de Zinedine Soualem

En novembre 2015, Zinedine Soualem tourne dans « Le ciel attendra », nouveau film réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar, à qui l’on doit « Les Héritiers ». Il incarnera un père désemparé devant le choix de sa fille de partir en Syrie. Il reprendra mi-janvier au théâtre le rôle d’un « personnage mort qui, pour partir en paix, doit régler quelque chose avant » dans le reprise de la pièce « Hier est un autre jour » de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros. Déjà à l’affiche de la première saison de la série « Chefs » avec Clovis Cornillac, dans le rôle du maître d’hôtel, Zinedine Soualem démarrera fin janvier le tournage de la 2e  saison, qui durera 6 mois. On peut aussi l’apercevoir dans la série « Dix pour cent » réalisée par Cédric Klapisch pour France 2.

Photo : Gérard Lavalette

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